Le Blog de Julien Brasseur

Le Brasseur poste toujours deux fois

Weekend Blog Awards - Sortez de votre agence, bordel!

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Crédits photos (c) WVV

Lundi, j’ai eu le plaisir de participer aux Weekend Blog Awards. A chaque fois que je reviens de ce type d’événements, je me rendre compte à quel point cela fait du bien de sortir un peu de son agence et d’aller à la rencontre de celles et ceux que l’ont lit et – dans mon cas –celles et ceux que l’on sollicite, à qui l’ont propose des sujets intéressants, des concours, des voyages, des opés…

Ca semble évident mais rencontrer les gens avec qui l’on travaille et que l’on sollicite, facilite les contacts. J'invite donc tous les communicants, pubeux et marketeux et se mettre au IRL (In real life), ou au « Sociarl » comme j’ai envie de dire… Ca sonne bien, non ? Attention ! Prononcez « Sosherl ».

J’ai également été étonné de voir combien les bloggeurs et bloggeuses présents ont eux aussi besoin de se rencontrer « en vrai ». Certains le font naturellement, bien entendu. D’autres par contre, étaient surpris de ne connaître personne et d’être relativement « isolés » ou encore d’avoir plus de contacts avec la blogosphère française qu'avec la blogosphère belge.

Par ailleurs, cet événement a surtout mis en lumière une magnifique vivacité de la blogosphère belge. Avec pas moins de 10 catégories dans deux langues, cela faisait  60 blogs nominés (quelques-uns étaient nominés dans plusieurs catégories). Donc, ceux qui criaient déjà il y a trois ans que le blogging était mort peuvent aller se rhabiller chez Tiany Kirilov. Personnellement, j’ai découvert plein de nouveaux blogs… J’ai d’ailleurs pris contact avec un des lauréats pour une action que je mène en ce moment.

Bon, et le contenu de la soirée, vous me direz ? Eh bien, sans faire mon jetsetter à la noix, c’était relativement classique :  drink – accueil par la rédac’chefs de Weekend Knack et de Le Vif Weekend – remise des prix par catégories alternant lauréat FR/Lauréat NL – redrink. La soirée a été orchestrée avec charme et une redoutable efficacité par le couple Tiany Kirilov/ Ben Van Alboom. La remise des prix s’est faite en anglais, probablement dans un souci d’efficacité  mais pour moi, au détriment d’une belgitude qui devrait encore être cultivée dans ce genre d’événement. Côté lauréats, ils ont toutes et tous été touchés et touchants dans leurs remerciements. Cela faisait plaisir à voir.

Bref, c’était une chouette soirée, où j’ai rencontré de chouettes gens que j’aimerais voir plus souvent (spéciale dédicaces à Marie, Melissa et Valérie pour leur awards plus que mérités).

 Enfin, bravo à Valérie Sohie, journaliste, multi-bloggeuses et senior editor à weekend.be qui a une fois de plus, poursuivi son rôle d’animatrice de la blogosphère en imaginant et en mettant sur pied cette organisation.

 

 

 

 

 

Posted May 9, 2012

Go "Pin" yourself !

 
Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire le coup du billet de Pinterest est de next big thing...Vous en avez déjà lu 118 mieux écrits.

Par contre, en tant que communicant et conseiller en RP en agence, je me rends compte que souvent les entreprises ne se rendent pas compte qu’elles sont tous les jours – de part leur activité même –  en contact avec des tonnes d’informations intéressantes et utilisables dans leur communication RP au sens large.  informations remontant du marché, chiffres de ventes, feedback des employés, feedback d’entretiens d’embauche… Par contre, elles n’en ont soit pas conscience de l’intérêt de ces infos, soit elles n’ont pas la volonté ou les outils de faire remonter ces informations vers le département RP.

Or, toutes ces informations sont vraies, brutes et n’ont pas encore été manipulées par les alchimistes du marketing.  Cette virginité et ce lien direct à la réalité peut être un sérieux gage de qualité et de crédibilité. Tout ce qu’il faut pour qu’une info est ce que la es médias recherche et l’outil de travail des gens de RP  de la news value.

J’ai travaillé pendant plusieurs années pour un site d’enchères bien connu qui avait bien compris l’intérêt d’analyser l’évolution des ventes de certaines catégories de produits à des moments particuliers : vacances d’été, St-Valentin, retour du beau temps…  Ces analyses permettaient d’illustrer l’impact de situations réelles sur les ventes de certains produits. Ainsi, on a pu analyser l’impact du beau temps sur les ventes de piscines gonflables, les préférences des Wallonnes et des Flamandes en matières de dessous ou encore le fait que la revente des pneus neiges de seconde main mais encore utilisable avait explosé l’hiver dernier. Bon, ça ne fait pas toujours pipi très loin mais je vous dis pas les résultats obtenus…

Bon, toutes les entreprises ne disposent d’un outil comme eBay qui permet d’extraire aussi facilement ce type d’infos d’une base de données… Mais de la même façon que nous avons de plus en plus le réflexe « curatif » de « bookmarker, « Piner » ou même de partager du contenu intéressant sur les réseaux sociaux dans un élan d’intelligence communautaire ; les entreprises feraient bien d’intégrer ce « switch pr »à tous les niveaux d’entreprises et d’impliquer leur personnel dans cette démarche. Pour le reste, je les invite vivement à se doter d’outils de curation à intégrer sur leurs intranet ou réseaux sociaux d’entreprises.

Cela aiderait tout le monde : les marketeux, les pubeux, les RP, les RH, les Sales…  Enfin et pour une fois, l’entreprise aurait du contenu intéressant à partager qui ne soit pas uniquement de l’ « image » ou du « message »… Car désolé, l’imaaaaaage, tout le monde s’en fout, et les journalistes en premier. Partagez du factuel, de l’authentique, y a que ça qui intéresse les gens…

Par contre, et encore une fois, ceci implique une culture d’entreprises « Social Minded » où le savoir se partage pour le bien commun mais cela c’est une autre histoire et en plus, je vous l’ai déjà racontée

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N’enterrons pas les social medias trop vite

Enterrement

 


Depuis quelques semaines, on voit fleurir un peu partout des articles, des posts annonçant la mort des réseaux sociaux ou tout le moins leur échec plus ou moins cuisant. Si une chose est morte, c’est peut-être la hype générée par l’extraordinaire enthousiasme dont a bénéficié ce qu’on appelait encore le Web 2.0.

Petit rappel du contexte, en 2007, lorsqu’explose cet enthousiasme des gens du marketing pour les social media, on est aux portes d’une crise économique qui, lorsqu’elle survient, frappe de plein de fouet le monde de la com’. En cette période  de disette budgétaire, les marketeers (et les experts social media autoproclamés) ont alors eu beau jeu de dire que la pub (chère) était morte et enterrée et qu’il fallait désormais s’employer à Rejoindre la Conversation, créer des groupes Facebook et contacter des bloggeurs influents (pas chers)…

Quatre ans plus tard, les bloggeurs blogguent plus tant de ça, Facebook emmerde tout le monde à changer les règles du jeu tout le temps, personne ne comprend vraiment comment on peut utiliser convenablement LinkedIn et Twitter, « c’est de toute façon que pour quelques No Life qui critiquent tout » et je vous parle même pas de Foursquare… « - Foursquoi ? ».

Je pense surtout qu’entre temps, les marketeux se sont rendus compte qu’être présent et actif sur les réseaux sociaux ça demande du temps et que ça coûte…

Alors, quand ça coûte, et bien,  on fait comme on a toujours fait depuis Ford: on produit en série…  Selon moi, si certains dressent aujourd’hui un constat d’échec des réseaux sociaux, c’est que trop de sociétés, d’agences ont continué à utiliser les réseaux sociaux comme des médias de masse pour faire du reach pour un minimum d’investissements : « T’as combien de fans à ta page Facebook ? » reste le seul critère de réussite d’une campagne.

Alors peut-on dire qu’un outil est mauvais lorsqu’on l’a utilisé pour autre chose que ce pourquoi il a été conçu. Ben non évidemment !  Je reste convaincu que les réseaux sociaux restent de fabuleuses plateformes qui vous permettent d’écouter ce que l’on dit de vous, d’apprendre, d’entrer en contact avec des personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ont-elles-mêmes leur réseaux de personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ne demandent qu’à être informées si vous avez des choses intéressantes à leur raconter.

Et ces gens-là, on leur parle comme à des êtres humains avec respect, de choses qui les intéressent  et surtout pas avec un gueulophone pour « toucher plus de monde »… 

 

Et vous, ça fait  combien de temps que vous n’avez pas rencontrer un bloggeur qui parle de vos produits ?

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STUPEFLIP : pourquoi Twitter et Facebook ont ressuscité le CROU

(et pourquoi on doit se mordre les doigts aujourd’hui chez BMG)

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Depuis les premières mesures de leur premier album, je suis un gros fan de Stupeflip (aka le CROU), groupe de rock-rap- variété klash français jusqu’ici principalement connu pour leur single radiophonico-rigolo Depuis que j’fume pu d’shit

Le premier album de Stupeflip, paru en 2003 a relativement bien marché soutenu par le fameux Depuis que j’fume pu d’shit poussé à mort par BMG, filiale de Sony Music. Par contre, le deuxième album StupReligion (2005) – pourtant excellent  –  n’ayant pas rencontré les attentes de la maison de disque, celle-ci a lâché le groupe, rompu le contrat qui les liait et retiré les albums des bacs. Démotivé, le projet Stupeflip était virtuellement mort.

Mais malgré tout, le CROU avait encore des choses à dire et le projet d’un troisième album a vite refait surface, mais en auto-production cette fois-ci, on veut bien être gentil mais faut pas déconner…

Quelques jours après la sortie du troisième album, je suis convaincu que le succès d’ Hypnoflip Invasion, troisième album de Stupeflip viendra principalement du fait que le groupe a su utiliser Twitter/ Facebook / YouTube à bon escient pour engager le dialogue avec sa communauté, l’impliquer dans son projet  de préparation du troisième album et enfin, l’inviter à prêcher la bonne parole du CROU.

Au-delà des nouveaux tuyaux que le groupe a su utiliser pour amplifier l’aura du Crou et créer le buzz, c’est sans conteste le fait que Stupeflip a su conserver voire même cultiver des éléments essentiels de son identité qui vont contribuer à faire d’Hypnoflip Invasion, un succès commercial (4e meilleure vente dans les Fnac dès la première semaine).

Selon moi, BMG a donc lâché le groupe au plus mauvais moment : en 2005,  soit en pleine explosion des réseaux sociaux. En effet, les milliers de fans que le  groupe avait réussi à séduire grâce à son identité forte et à son univers disposaient désormais des outils nécessaires à jouer leur rôle d’ambassadeur du groupe et donc participer au succès de leur troisième album.

Voici d’après moi quelques facteurs du succès qui peuvent servir d’inspiration à toute démarche d’online marketing / PR.

L’activation de sa communauté :

- Pour financer l’album, le groupe a mis des packs collectors exclusifs (t-shirt, DVD, album en primeur…) en vente sur son site et a su impliquer sa communauté dans le financement  cet album.  fortement communiqué sur les réseaux sociaux.

- Lorsqu’on active une communauté (des fans, des employés, des journalistes…) et qu’on lui demande de s’impliquer, il faut assurer le suivi de cette activation et  la tenir au courant de ce qu’on a permis de réaliser ou d’atteindre grâce à leur aide. En effet, savoir que l’on a été utile est plus motivant lorsqu’on fait à nouveau appel à vous. Il n’y a qu’à voir l’utilisation que fait le groupe de sa page Facebook pour comprendre que le groupe a compris ce principe.

Des  bonnes histoires à raconter :

- Depuis le premier album, Stupeflip s’est installé dans une sorte de cosmogonie propre complètement délirante qui mélange mysticisme, radicalisme et science-fiction. Il faut s’accrocher pour comprendre (s’il y a quelque chose à comprendre) mais il faut avouer que l’espèce de mythologie où se croisent King Ju, PopHip, Cadillac, Raskar Kapac, les fameuses Clés du Mystères au Chocolat, les Argémionnes, la Région Ouest, le Monastère du Stup… ont quelque chose de vraiment fascinant et participe fortement à l’image du groupe.

- L’autre histoire sous-jacente à la sortie du troisième album, c’est celle de David qui reprend sa revanche contre Goliath. L’histoire du groupe intransigeant lâché par sa major qui arrive à faire mieux en autoproduction avec beaucoup moins de moyens offre une belle histoire à raconter aux médias et aux fans.

Une forte identité visuelle :

Stupeflip est le projet de King Ju, qui est par ailleurs graphiste.  King Ju a construit et décliné l’univers Stupeflip dans son logo, ses dessins, ses pochettes, ses clips, son site. Le tout de façon si pas cohérente (ça reste un gros bordel mais ça fait le charme du CROU) en tout cas consistante.

De l’humour (parfois au 37e degré) à la brouette :

Quelques pépites :  « Des calembours sensass, Sensationnel Richie, ça fait rire les animaux, les chenilles et les chevaux » ; « Je les aimais d’amour, mes animaux morts » ; « Je l’aime moche, les thons, qu’on pas besoin d’antivol ».

The Hypnoflip invasion sur iTunes et sur Amazon

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Cette fois, c'est Clo qui s'y colle

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Hier, avait lieu le 40e Brussels Girl Geek Dinner, un événement qui rassemble tout ce que la Belgique (surtout flamande) de jeunes  femmes geek. L’événement est organisé sous la houlette de Clo Willaerts (aka @bnox), papesse des social media en Flandres.

Alors que d’habitude, le BGGD est l’occasion pour des marques de venir présenter leurs nouveaux produits, l’édition d’hier  était consacré à la présentation « exclusive » du bouquin de Bnox, The Conversity Model, Making money with Social Media qui sortira officiellement le 16 mars. Exceptionnellement, les sacoches (lisez « les mecs ») y étaient acceptées.

En RP, si vous avez une bonne histoire à raconter et un bon “call-to-action.  Hier, Clo avait les deux et a fait une présentation qui d’après moi a fait mouche tant elle a permis d’entrer en empathie avec le projet de l’auteure.

Clo a décliné la présentation de son bouquin non pas en détaillant son contenu mais en racontant l’histoire de sa création, une sorte de making-of version storytelling (c’est dit sans méchanceté) qui comprenait tout ce qu’un bon récit doit intégrer :  un bon titre : « How to write a book in 1 week », un début-un milleu-une fin, de l’humour, des coups de théâtre, des trucs et astuces... Le tout sur le ton de la confidence et parfois même de la confession. C’est pas ce que les bonnes copines se font, des confidence ? 

Bref, une façon intelligente de parler du bouquin sur un ton avenant et léger sans se prendre la tête un vendredi soir ne suscitant qu’une seule envie : lire ce bouquin ! Clo a terminé sa présentation par un élément essentiel de toute bonne communication : un Call to Action ! Clo nous invitait non pas à acheter le bouquin (il était offert - aux girls exclusivement - à la fin de la présentation), ni même à le lire mais à le coter sur Amazon. Une bonne façon d’engager sa fanbase à contribuer à un buzz positif en le faisant d’une façon “sociale”. Je suis d’ailleurs convaincu qu’avoir la simplicité de demander un petit coup de pouce à son réseau peut grandement aider. Je pense que je ferais bien un post sur le sujet un de ces quatre !

Je vous livre deux trois « trucs » que Clo nous a filé pour écrire un bouquin:

- Une idée qui trône dans la tête depuis longtemps.

- Des encouragements de la part d’amis. Ici, Clo nous livrait les conseils de Seth Godin : premièrement, un bouquin est avant tout un objet que l’on peut donner, dont on peut parler, montrer un extrait... Très pratique lorsqu’on veut faire connaître ses idées. Deuxièmement, un bouquin est un bon format pour exprimer des idées qui ne tiennent pas dans un tweet, un post...

- Un bon carnet de note pour griffonner et tester vos idées

- Un bon outil de Mind Mapping. Clo vous recommande MindMeister (ainsi que leur service à la clientèle)

- Une fonction de recherche avancée d’Amazon qui permet d’effectuer des recherches directement dans les passages surlignés par les utilisateurs de la tablette Kindle. Un outil très pratique pour retrouver des passages de livre uniquement sur base de mots clés.

- De bons amis: pour rendre son livre plus concret et plus agréable à lire, Clo avait besoin de quelques études de cas. N'ayant pas grand chose sous la main, elle a naturellement fait appel à quelques amis ayant des cases intéressants à partager.

Au-delà de la belle histoire et des quelques tuyaux, c'est surtout une solide dose d'enthousiasme et de passion pour un domaine en pleine explosion que Clo a à nouveau réussi à communiquer à ses girls et aux quelques boys dont je fais partie. Mais perso, je suis pas encore prêt pour écrire mon bouquin...

UPDATE : Voici la présentation de ce endredi! 

 

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Posted March 5, 2011

TEDxPennQuarter - David Armano - Reinventing Social Media

Très chouette présentation - presque sans slideshow - sur la vraie valeur des social medias.
David Armano est SVP chez Edlman Digital.
Son blog : http://darmano.typepad.com/

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