Le Blog de Julien Brasseur

Le Brasseur poste toujours deux fois

Trucs et Astuces PR - De l’autre côté du micro : interview de Christophe Charlot (Bizz)

 

Image002
Le but de ce blog étant de partager des conseils et bonnes pratiques en matière de relations publiques et relations presse, j’avais en tête depuis longtemps de donner la parole à une partie essentielle de ces relations : les journalistes (et peut-être même les bloggeurs, tiens !). Histoire de voir comment nous – gens de com’ et de PR – pouvons améliorer nos pratiques.
Image001

Ma chère collègue, Delphine De Pauw, me fait signe qu’une telle initiative existe déjà aux Pays-Bas : le PR-Klaagmuur (mur des lamentations des PR). Allez-y jeter un œil, c’est super instructif (in het Nederlands).

Première personne à avoir accepté de répondre à mes questions :  Christophe Charlot, journaliste économique chez Roularta. Après 7 ans passés chez Trends-Tendances, comme webmaster puis comme journaliste, Christophe a rejoint, en janvier, la rédaction du magazine Bizz où il traite des questions d’entrepreneuriat, d’entreprises qui bougent, de gestion de carrière, etc. Il tiens également un compte Twitter à suivre : @chrischarlot

Un grand merci à Christophe d’avoir accepté de répondre à mes questions ! Si vous êtes journaliste et que vous avez des choses à partager sur les relations entre presse et PR, envoyez-moi un petit mail !

 

Comment préfères-tu être contacté ?
Par mail

 

Utilises-tu les réseaux sociaux pour trouver des informations ?

Oui, souvent pour voir le profil d’un nouveau contact, ou trouver des informations sur certaines personnes ou certaines campagnes marketing de marques, par exemple.

 

Comment gères-tu les nombreux communiqués de presse que tu reçois par jour ?

C’est très variable. En fonction du sujet du mail, et de l’expéditeur, cela va directement dans la corbeille ou bien j’ouvre et je lis. Parfois je conserve dans des dossiers pour usage ultérieur, parfois corbeille. C’est du cas par cas.

 

Si tu avais un conseil à donner aux personnes qui veulent te contacter pour te proposer des infos. Quel serait-il ?

Envoyer un chouette courrier postal. Pour autant qu’il soit bien ciblé et pertinent. On reçoit de moins en moins de courrier et de plus en plus d’emails.. les emails sont noyés. Les courriers font parfois « plaisir ».

 

Les agences RP sont…

a.    Inutiles

b.    Utile

c.    Très utile

d.    Un mal nécessaire

 Parfois très utiles pour identifier une bonne personne. Parfois un obstacle entre l’entreprise et le journaliste. Tout dépend de la personne dans l’agence. Il y a celles qui ne savent jamais répondre et demandent toujours d’attendre qu’elles trouvent un contact susceptible de répondre… et celles qui connaissent le sujet et sont déjà susceptibles de briefer le journaliste.

 

Souhaites-tu voir une évolution dans la manière dont les entreprises (au sens large) gère leurs relations avec la presse. Si oui, laquelle ?

Souvent plus de transparence. Généralement, les entreprises aiment qu’on parle d’elles… mais ne jouent pas le jeu et gardent un discours très formaté et très institutionnel. Elles veulent parfois qu’on fasse état de leur belle forme…mais se refusent à tout chiffre. Ou refusent de communiquer certains détails pourtant jugés importants par le journaliste.

Bref… il faut accepter de jouer le jeu de la transparence.

 

Apprécies-tu de travailler avec des agences RP ?

C’est souvent une aide quand elles établissent une vraie relation avec le journaliste. Et pas uniquement à sens unique : façon « push d’infos maximum » en espérant avoir son article… mais jamais accepter de divulguer des infos du client quand c’est le journaliste qui demande. L’agence de com’ doit, bien sûr, voir les intérêts de son client. Mais, jouer les «barrières» ne sert pas le client à long terme. Par ailleurs, l’agence de com’ qui propose des «exclus» à plusieurs médias perdent, aussi, en crédibilité… une exclu n’est pas une exclu partagée. Tous ne le comprennent pas…

 

 

 

Filed under  //   communication   interview   pr   presse   relations   tips&tricks  

« Quel avenir pour la presse online » - Débat à deux balles (dans le pied)

Media_httpdesmondyfro_xfapn

Crédits photos : @francbelge

 Hier j’ai assisté au Café Numérique sur l’avenir de la presse en ligne. Comme beaucoup, j’attendais un débat sportif : une belle confrontation Le Soir / La Dh, un clash privé / public, des idées créatives pour monnayer le business model de la presse en bien. Or, il faut bien constater qu’il n’y a pas eu confrontation, à peine y a-t-il eu débat tant l’ensemble des membres du panel étaient d’accord sur le fond du problème : « on ne peut pas faire mieux car on n’a pas d’argent ». Le nerf de la guerre était donc la star invisible de l’événement :

  • Les internautes ne veulent pas payer pour des contenus informatifs
  • Les recettes publicitaires sont insuffisantes.

Pire, face à ce constat, certains membres du panel, ont même carrément botté en touche en arguant que les personnes présentes dans la salle – « vous, les geeks »   avaient des attentes trop grandes et que le commun des mortels pouvait déjà bien être content de l’offre actuelle. Certainement pas la meilleure manière de se mettre les dizaines de médiaphages présents dans la salle dans la poche… Selon moi, cela revient même à se jeter une balle dans le pied à une époque où une des solutions à envisager pour aider le secteur de la presse tout court est d’impliquer ces passionnés,  ces early adopters, ces personnes très connectés socialement et dévoreurs de médias, qui en plus se déplacent par dizaines pour assister à ce genre de débat, dans le processus de renouvellement du business model de la presse. (Vous pouvez reprendre votre souffle). Comme le dit Joseph Jaffe – spécialiste du nouveau marketing – la rétention est la nouvelle acquisition, c’est en faisant des utilisateurs/clients heureux des ambassadeurs auprès d’autres que l’on fera avancer le business et conquérir de nouveaux clients/lecteurs et je pense sincèrement que c’est une des solutions à envisager pour résoudre cette quadrature du cercle. Le débat a donc rapidement tourné en rond parce que personne sur le plateau n’était capable de parler « fric » et « nouvelles approches marketing ». Comme, on ne demande pas aux ouvriers de chaîne de montage de régler le problème de la crise automobile, ce n’est pas (prioritairement) le boulot des journalistes de trouver les moyens de leur financement. Si le problème est financier, c’est aux financiers/aux marketeux d’apporter des solutions. Ils ont plutôt bien réussi leur coup avec la télé, à eux de trouver une solution pour le web. Et s’ils ont besoin d’un coup de main, je suis sûr qu’il y a encore quelques personnes présentes aux débats d’hier qui seraient prêt à leur filer quelques conseils.

Légende (de gauche à droite) Yves Thiran, Chef de rédaction Nouveaux Médias et Responsable portail info à la RTBF. (@yvesthiran) Philippe Laloux, Digital Media Manager du Soir.be. (@Philaloux) Ralph Vankrinkelveldt, rédacteur en chef de DH.be et de la DH. (@RalphVKV) Philippe Siuberski, journaliste à l’AFP. (@PhilBruAFP) Fabrice Lambert, rédacteur en chef de feu BfmToday.com Jean-Jacques Deleeuw, Directeur RTL Newmedia.

Filed under  //   café numérique   débat   le soir   nouveau marketing   online   presse   rtbf   rtlinfo  
Posted May 27, 2010