Le Blog de Julien Brasseur

Le Brasseur poste toujours deux fois

Go "Pin" yourself !

 
Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire le coup du billet de Pinterest est de next big thing...Vous en avez déjà lu 118 mieux écrits.

Par contre, en tant que communicant et conseiller en RP en agence, je me rends compte que souvent les entreprises ne se rendent pas compte qu’elles sont tous les jours – de part leur activité même –  en contact avec des tonnes d’informations intéressantes et utilisables dans leur communication RP au sens large.  informations remontant du marché, chiffres de ventes, feedback des employés, feedback d’entretiens d’embauche… Par contre, elles n’en ont soit pas conscience de l’intérêt de ces infos, soit elles n’ont pas la volonté ou les outils de faire remonter ces informations vers le département RP.

Or, toutes ces informations sont vraies, brutes et n’ont pas encore été manipulées par les alchimistes du marketing.  Cette virginité et ce lien direct à la réalité peut être un sérieux gage de qualité et de crédibilité. Tout ce qu’il faut pour qu’une info est ce que la es médias recherche et l’outil de travail des gens de RP  de la news value.

J’ai travaillé pendant plusieurs années pour un site d’enchères bien connu qui avait bien compris l’intérêt d’analyser l’évolution des ventes de certaines catégories de produits à des moments particuliers : vacances d’été, St-Valentin, retour du beau temps…  Ces analyses permettaient d’illustrer l’impact de situations réelles sur les ventes de certains produits. Ainsi, on a pu analyser l’impact du beau temps sur les ventes de piscines gonflables, les préférences des Wallonnes et des Flamandes en matières de dessous ou encore le fait que la revente des pneus neiges de seconde main mais encore utilisable avait explosé l’hiver dernier. Bon, ça ne fait pas toujours pipi très loin mais je vous dis pas les résultats obtenus…

Bon, toutes les entreprises ne disposent d’un outil comme eBay qui permet d’extraire aussi facilement ce type d’infos d’une base de données… Mais de la même façon que nous avons de plus en plus le réflexe « curatif » de « bookmarker, « Piner » ou même de partager du contenu intéressant sur les réseaux sociaux dans un élan d’intelligence communautaire ; les entreprises feraient bien d’intégrer ce « switch pr »à tous les niveaux d’entreprises et d’impliquer leur personnel dans cette démarche. Pour le reste, je les invite vivement à se doter d’outils de curation à intégrer sur leurs intranet ou réseaux sociaux d’entreprises.

Cela aiderait tout le monde : les marketeux, les pubeux, les RP, les RH, les Sales…  Enfin et pour une fois, l’entreprise aurait du contenu intéressant à partager qui ne soit pas uniquement de l’ « image » ou du « message »… Car désolé, l’imaaaaaage, tout le monde s’en fout, et les journalistes en premier. Partagez du factuel, de l’authentique, y a que ça qui intéresse les gens…

Par contre, et encore une fois, ceci implique une culture d’entreprises « Social Minded » où le savoir se partage pour le bien commun mais cela c’est une autre histoire et en plus, je vous l’ai déjà racontée

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Leçon de RP par Mr. Orange

Vous vous souvenez de Mr. Orange, le personnage de Tim Roth dans Reservoir Dogs ? Tim Roth y joue le rôle d’un flic infiltrant une bande de gangsters réunis pour un gros coup. Pour être crédible et donc rester en vie, il doit s’inventer une identité, un passé et élément  essentiel de la street credibility de tout gangster qui se respecte : une bonne anecdote à raconter. 

Dans toutes les relations sociales que ce soient des relations interpersonnelles, des RP ou des relations virtuelles sur des réseaux sociaux, c’est assez similaire, nous avons besoin de sujets conversation pour maintenir la relation active. Les contacts, les relations naissent, se construisent et durent grâce à ces histoires.

Or, dans mes contacts avec des clients ou des prospects, je suis souvent étonné de constater que mes interlocuteurs (responsable de la communication /marketing) ne réalisent pas que leurs sociétés ont des informations intéressantes  à communiquer  des histoires qui méritent d’être racontées. Or, ce sont ces histoires qui vont leur permettre d’intéresser des journalistes, les personnes actives sur les réseaux sociaux, etc.  Pas question d’inventer du bullshit ici, mais comme un policier qui ne que fait que des shifts de nuit en a des vertes et des pas mûres à raconter, les marques ont, de part leurs activités même, leux expérience du terrain, leur expertise, etc., de bonnes histoires à raconter. Et encore, je ne vous parle pas ici de technique de storytelling fumeuse…

Alors, faites comme Mr. Orange, analysez ce que vous avez d’intéressant à raconter (au besoin faites-vous aider, cela vous aidera à prendre du recul) et cultiver cette faculté de dégager de vos activités, de votre expérience de terrain, des informations qui feront de bonnes histoires à raconter et qui démontreront votre expertise de sorte à vous faire identifier comme un bon interlocuteur, un bon raconteur d’histoires auprès de vos stakeholders. Et Dieu sait que nous adorons les raconteurs d’histoires.

 

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Posted May 5, 2011

N’enterrons pas les social medias trop vite

Enterrement

 


Depuis quelques semaines, on voit fleurir un peu partout des articles, des posts annonçant la mort des réseaux sociaux ou tout le moins leur échec plus ou moins cuisant. Si une chose est morte, c’est peut-être la hype générée par l’extraordinaire enthousiasme dont a bénéficié ce qu’on appelait encore le Web 2.0.

Petit rappel du contexte, en 2007, lorsqu’explose cet enthousiasme des gens du marketing pour les social media, on est aux portes d’une crise économique qui, lorsqu’elle survient, frappe de plein de fouet le monde de la com’. En cette période  de disette budgétaire, les marketeers (et les experts social media autoproclamés) ont alors eu beau jeu de dire que la pub (chère) était morte et enterrée et qu’il fallait désormais s’employer à Rejoindre la Conversation, créer des groupes Facebook et contacter des bloggeurs influents (pas chers)…

Quatre ans plus tard, les bloggeurs blogguent plus tant de ça, Facebook emmerde tout le monde à changer les règles du jeu tout le temps, personne ne comprend vraiment comment on peut utiliser convenablement LinkedIn et Twitter, « c’est de toute façon que pour quelques No Life qui critiquent tout » et je vous parle même pas de Foursquare… « - Foursquoi ? ».

Je pense surtout qu’entre temps, les marketeux se sont rendus compte qu’être présent et actif sur les réseaux sociaux ça demande du temps et que ça coûte…

Alors, quand ça coûte, et bien,  on fait comme on a toujours fait depuis Ford: on produit en série…  Selon moi, si certains dressent aujourd’hui un constat d’échec des réseaux sociaux, c’est que trop de sociétés, d’agences ont continué à utiliser les réseaux sociaux comme des médias de masse pour faire du reach pour un minimum d’investissements : « T’as combien de fans à ta page Facebook ? » reste le seul critère de réussite d’une campagne.

Alors peut-on dire qu’un outil est mauvais lorsqu’on l’a utilisé pour autre chose que ce pourquoi il a été conçu. Ben non évidemment !  Je reste convaincu que les réseaux sociaux restent de fabuleuses plateformes qui vous permettent d’écouter ce que l’on dit de vous, d’apprendre, d’entrer en contact avec des personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ont-elles-mêmes leur réseaux de personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ne demandent qu’à être informées si vous avez des choses intéressantes à leur raconter.

Et ces gens-là, on leur parle comme à des êtres humains avec respect, de choses qui les intéressent  et surtout pas avec un gueulophone pour « toucher plus de monde »… 

 

Et vous, ça fait  combien de temps que vous n’avez pas rencontrer un bloggeur qui parle de vos produits ?

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Noël : laissez venir à vous les petits prospects!

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Loin de moi l’idée de faire le Marketing Guru à deux balles, surtout après près de deux mois de silence bloguesque…

Mais après avoir passé une demi-heure à tenter de joindre une agence de traduction disponible (la nôtre est fermée durant les fêtes), après avoir attendu des plombes que l’une daigne décrocher, la façon dont j’ai été traité par la dernière m’a fait penser que reste ouvert pendant les fêtes est pour les PME une manière intéressante de conquérir de nouveaux clients
Après avoir décroché, mon interlocutrice a très vite compris que je n’étais pas un de leurs clients habituels, elle s’en est allée d’un « veuillez patienter, je vous passe le département marketing ». Dit département qui m’a chaleureusement accueilli, tu m’étonnes, et qui va très certainement récupéré mes précieuses données de contact pour essayer de convertir au mieux ce nouveau client que l’on va soigner aux petits oignons histoire de le ferrer pour de bon.
Donc, très bonne prise en main, à voir s’il vont pouvoir capitaliser au mieux cette opportunité ?  Vont-ils nous proposer une ristourne ? Un contrat exclusif ? Je ne sais pas moi, mais j’aurai un prospect qui me tomberait tout cuit dans les mains, j’essaierais premièrement de veiller à lui offrir un service irréprochable et deuxièmement de lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser pour établir une relation plus durable !
Bon, le PR guy reprend le dessus, voici quelques mesures « de com’ » à prendre avant les périodes de vacances :

1.     Prévenez tous vos clients / partenaires que vous restez ouverts pendant les fêtes / période de vacances
2.     Modifier les signatures automatiques de mails et mentionnez que vous restez ouverts pendant les vacances
3.     Modifiez votre (ou créer des) campagne AdWords en spécifiant que serez ouverts durant les congés, les prospects confrontés à un fournisseur fermé vont à coup sûr consulter Google pour trouver un fournisseur disponible.
4.     Veillez à ce que votre site soit accueillant et mentionne directement que vous êtes ouverts et pourquoi pas proposer une promo super sexy qui incitera encore vos leads potentiels à prendre contact avec vosu
5.     Briefer vos téléphonistes pour qu’ils/elles soient trrrrrrrrrrrrès gentil/les avec les nouveaux clients potentiels
6.     Une fois la commande passée, reprenez contact quelques jours/semaines avec le prospect pour recevoir son feedback et éventuellement lui faire une proposition de collaboration en or !

Vous avez d’autres idées ! Je suis tout ouïe !

Bonne à toutes et tous !

 

 

 

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Foursquare, déchire sa maire

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Et si, la véritable utilité* de Foursquare n’était tout simplement que de signifier à son réseau : “Je suis Maire de « Mettet Lunettes », je connais bien l’endroit, si vous souhaitez plus d’infos, n’hésitez pas à me contacter.” S’adresser au maire d’un endroit pour lui demander des conseils peut s’avérer être une démarche payante lorsqu’on cherche à faire un choix judicieux.
Exemple : en train de faire des travaux dans mon appartement, j’ai fait plusieurs check-in’s à la déchetterie la plus proche. Après deux check-in‘s, me voilà propulsé « Maire de la Déchetterie Régionale Bruxelles-Sud ». La classe, non ?

Un de mes contacts Twitter l’a vu et m’a contacté peu après pour me demander des renseignements sur le genre et la quantité des déchets que l’on peut y porter, les tarifs, les heures d’ouverture, ce genre de choses... Sans trop m’avancer, si ma thèse fonctionne pour une déchetterie, ça doit fonctionner pour les boutiques, les restaurants, les destinations  touristiques, les administrations, les manifestations culturelles…

Or, on commence à savoir que l’opinion de tiers compte de plus en plus dans le choix d’une marque, d’un produit, d’une boutique ou d’un restaurant. Le système de Foursquare vous facilite la vie et désigne immédiatement la personne à qui vous adresser.

Alors, chers lecteurs, je vais vous faciliter la vie, voici la liste des lieux dont je suis « maire », n’hésitez pas à me poster toutes vos questions !

Par contre, cette « utilité » n’évacue pas la question des risques que nous prenons ou du pacte avec le diable que nous signons en confiant nos allées et venues à la World Company. Voici quelques références de personnes qui y ont réfléchi mieux  que moi.


Mais dans l’ensemble si l’on fait preuve de bon sens, qu’on ne commence pas à se loguer chez soi, à la crèche de sa fille, à sa banque, pas de quoi choper le badge « JeFlippeAmort»

 

* Je ne parle pas ici d’hypothétique business model, de jeu socialo-géocalisant ou encore de probables menaces de se faire détrousser ses données personnelles

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