Le Blog de Julien Brasseur

Le Brasseur poste toujours deux fois

Expérience : une présentation à quatre mains grâce à l'iPad

J’aime pas les Powerpoints. Je considère que c’est vraiment la moins mauvaise des solutions pour présenter du contenu. J’aime pas le caractère « obligé » et « formaté » des bullets points sur des slides pour animer une réunion. J’aime encore moins le fait que plus personne ne te regarde mais regarde tes slides lorsque tu expliques quelque chose. Le pire, c’est qu'à force plus personne ne se regarde du tout et que tout le monde parcourt tes slides avant que tu aies mêmes expliquer ton premier point.
Or, une réunion, dans les plupart des cas, sert  à échanger des points de vue et vous conviendrez que c’est plus compliqué quand les regards ne se croisent littéralement plus.

Il y a quelques jours, j’avais un rendez-vous chez un client où je devais faire une présentation devant M. Big Boss. J’avais envoyé la présa à l’avance à mon interlocuteur chez le client pour qu’il puisse la valider avant présentation devant le grand patron. Arrivé sur place, le préposé au matos informatique se débattait avec un portable vétuste, des câbles manquants et un rétroprojecteur récalcitrant. Le pauvre homme suait des gouttes comme ça parce que le grand patron était là et que la réunion prenait du retard.

J’ai proposé qu’on uilise un iPad comme support de présentation. J’ai mis l’iPad sur la table et ouvert la présentation que je m’étais envoyée et j’ai tendu l’iPad à mon interlocuteur de prestige pour qu’il puisse lui-même faire défiler les slides à son aide. Eh bien, j’ai été incroyablement surpris. Une telle réunion est beaucoup plus conviviale. Nous étions quatre et la réunion s’est passée de manière plus naturelle sans les inévitables foirages de slides qui partent trop tôt ou animations intempestives et agacements qui en découlent. L’iPad est beaucoup moins envahissant, on l'oublie plus vite que l'écran de projection et la discussion peut reprendre vraiment son cours de façon plus naturelle. J'ajouterais qu'à condition d'être bien certains de ce que l'on veut explique, confier au client une certaine maîtrise du rythme de défilement des slides rajoute à la convivialité : le rythme de progression est partagé et plus uniquement dans les mains du présentateur. S'installe une certaine forme de "je pense qu'on peut passer à la slide suivante" tacite et plutôt conviviale.

Bon, vous me direz : "Oui mais un seul iPad, c'est pas un peu court pour quatre personnes?" Certes, mais certaines personnes autour de la table disposaient de prints de la présa. Ce qui leur permettait de suivre plus facilement. Je vous entends encore : "Oui mais si tout le monde regarde ces feuilles n'a plus aucun intérêt ton truc." Pas d'accord, vraiment, en supprimant l'écran de projection, les participants sont beaucoup plus centrés sur le sujet et sur les interactions. Bref, sur la valeur ajoutée d'une réunion. Bon, peut-être que le fameux écran tactile géant de Microsoft Surface améliorera encore l'expérience mais d'ici à ce que cet écran de 9000€ débarque dans toutes les salles de réunion...

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VOICE surfe sur le buzz du Vif (En bonus : réflexion sur le Klout)


 Une fois n'est pas coutume, je relaie une opération boulot sur ce blog (décidément beaucoup trop calme). Tout est parti de cet article d'Ettorre Rizza paru hier dans le 
Vif/L'Express qui a déclenché énormément de réactions sur les réseaux sociaux.

En clin d'oeil à ce classement et l'effervescence qu'il a créée, nous allons voulu mettre ces 100 personnes les plus influentes au défi en les invitant à soutenir la candidature de la ville de Liège grâce à la page et à l'application Facebook créée pour l'occasion. Histoire de voir si la soi-disant influence que les Klout et autre Peerindex entendaient mesurer avait un réel effet sur les plateformes que nous avions créées. Car, dites-moi si je me trompe, la réelle influence est celle assortie d'effets. On est bien d'accord.

Utilisé seul, le Klout ne vaut pas un clou  

Plus sérieusement, cet article a le mérite de relancer un débat vieux comme le monde :comment mesurer l'impact des médias (qu'ils soient dits "sociaux" ou "traditionnels") ? J'ai lu un jour que le gros problème du Web (et du marketing online) était qu'il était mesurable. Pour une fois, les marketeux avaient l'impression d'avoir enfin un outil de mesure valable de leurs actions de pub.

Les médias sociaux (et leur utilisation par les marketeux) ayant connus leur explosion en phase aigüe de la dernière crise économique, cette mesurabilité a vite fait de les séduire dans un contexte ou chaque centime dépensé devait être justifié au nom du sacro-saint ROI.

Concrètement : puisqu'on a moins de sous à dépenser en ligne, au moins, maintenant on va pouvoir mettre un coût (et donc un ROI) sur chaque clic, pageview, utilisateur unique, like, share, poke...

Klout est né de ce même besoin de rationaliser les investissements dans le web social dont certains se demandent encore à quoi cela peut bien servir.. L'excellent article publié hier par Yann Lebout recentre une fois le plus le débat sur la mesurabilité mais surtout l'efficacité des Médias Sociaux.

A mon sens, la solution est à chercher dans le décloisonnement et l'intégration des techniques marketing trop souvent compartimentées selon les enveloppes budgétaires marketing confiées à des agences qui ont souvent leur bout de gras à défendre...

Or les Médias Sociaux ont de ceci révolutionnaires qu'ils peuvent tout d'abord, catalyser l'intérêt des consommateurs notamment générés par les campagnes above mais qu'ils peuvent surtout  servir de maillon manquant dans la chaîne marketing via d'autres canaux de communication plusaction triggering comme l'email marketing par exemple et by the way, tendre vers un début de définition de ROI valable .

Bref, cessons de considérer les médias sociaux comme l'outil révolutionnaire qui va subitement rendre les marques plus sexy. Utilisons-les là où ils sont excellents : créer des liens plus forts entre les marques et leurs utilisateurs en les intégrant intelligemment dans leur marketing mix. 

 

 

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Je suis un daddy blogger!

C’est un fait avéré que je poste nettement moins depuis que je suis papa… Aujourd’hui, sous l’impulsion de mon collègue Pablo, je vais pouvoir me servir de mon expérience de père pour bloguer puisque je participe depuis peu au blog de papas « Daddy Academy ».

L’idée derrière est de partager nos expériences, nos difficultés, nos bonheurs d’être des papas impliqués dans l’épanouissement de nos enfants en échangeant des idées, des trucs et astuces et de bons conseils.

Il y a quelques mois, j’avais été très interpellé par un post de l’ami Mateusz, dans lequel il montrait son étonnement de voir beaucoup trop de papas ne pas profiter du plaisir de vivre des moments avec leurs enfants, de laisser cela aux mamans. Mon implication dans Daddy Academy est née de la promesse que je me suis faite d’être un papa présent.

Alors à tous les papas (et toutes les mamans) qui passeraient par ici, aller donc jeter un œil à notre tout jeune bébé.

 

Leçon de RP par Mr. Orange

Vous vous souvenez de Mr. Orange, le personnage de Tim Roth dans Reservoir Dogs ? Tim Roth y joue le rôle d’un flic infiltrant une bande de gangsters réunis pour un gros coup. Pour être crédible et donc rester en vie, il doit s’inventer une identité, un passé et élément  essentiel de la street credibility de tout gangster qui se respecte : une bonne anecdote à raconter. 

Dans toutes les relations sociales que ce soient des relations interpersonnelles, des RP ou des relations virtuelles sur des réseaux sociaux, c’est assez similaire, nous avons besoin de sujets conversation pour maintenir la relation active. Les contacts, les relations naissent, se construisent et durent grâce à ces histoires.

Or, dans mes contacts avec des clients ou des prospects, je suis souvent étonné de constater que mes interlocuteurs (responsable de la communication /marketing) ne réalisent pas que leurs sociétés ont des informations intéressantes  à communiquer  des histoires qui méritent d’être racontées. Or, ce sont ces histoires qui vont leur permettre d’intéresser des journalistes, les personnes actives sur les réseaux sociaux, etc.  Pas question d’inventer du bullshit ici, mais comme un policier qui ne que fait que des shifts de nuit en a des vertes et des pas mûres à raconter, les marques ont, de part leurs activités même, leux expérience du terrain, leur expertise, etc., de bonnes histoires à raconter. Et encore, je ne vous parle pas ici de technique de storytelling fumeuse…

Alors, faites comme Mr. Orange, analysez ce que vous avez d’intéressant à raconter (au besoin faites-vous aider, cela vous aidera à prendre du recul) et cultiver cette faculté de dégager de vos activités, de votre expérience de terrain, des informations qui feront de bonnes histoires à raconter et qui démontreront votre expertise de sorte à vous faire identifier comme un bon interlocuteur, un bon raconteur d’histoires auprès de vos stakeholders. Et Dieu sait que nous adorons les raconteurs d’histoires.

 

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Posted May 5, 2011

N’enterrons pas les social medias trop vite

Enterrement

 


Depuis quelques semaines, on voit fleurir un peu partout des articles, des posts annonçant la mort des réseaux sociaux ou tout le moins leur échec plus ou moins cuisant. Si une chose est morte, c’est peut-être la hype générée par l’extraordinaire enthousiasme dont a bénéficié ce qu’on appelait encore le Web 2.0.

Petit rappel du contexte, en 2007, lorsqu’explose cet enthousiasme des gens du marketing pour les social media, on est aux portes d’une crise économique qui, lorsqu’elle survient, frappe de plein de fouet le monde de la com’. En cette période  de disette budgétaire, les marketeers (et les experts social media autoproclamés) ont alors eu beau jeu de dire que la pub (chère) était morte et enterrée et qu’il fallait désormais s’employer à Rejoindre la Conversation, créer des groupes Facebook et contacter des bloggeurs influents (pas chers)…

Quatre ans plus tard, les bloggeurs blogguent plus tant de ça, Facebook emmerde tout le monde à changer les règles du jeu tout le temps, personne ne comprend vraiment comment on peut utiliser convenablement LinkedIn et Twitter, « c’est de toute façon que pour quelques No Life qui critiquent tout » et je vous parle même pas de Foursquare… « - Foursquoi ? ».

Je pense surtout qu’entre temps, les marketeux se sont rendus compte qu’être présent et actif sur les réseaux sociaux ça demande du temps et que ça coûte…

Alors, quand ça coûte, et bien,  on fait comme on a toujours fait depuis Ford: on produit en série…  Selon moi, si certains dressent aujourd’hui un constat d’échec des réseaux sociaux, c’est que trop de sociétés, d’agences ont continué à utiliser les réseaux sociaux comme des médias de masse pour faire du reach pour un minimum d’investissements : « T’as combien de fans à ta page Facebook ? » reste le seul critère de réussite d’une campagne.

Alors peut-on dire qu’un outil est mauvais lorsqu’on l’a utilisé pour autre chose que ce pourquoi il a été conçu. Ben non évidemment !  Je reste convaincu que les réseaux sociaux restent de fabuleuses plateformes qui vous permettent d’écouter ce que l’on dit de vous, d’apprendre, d’entrer en contact avec des personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ont-elles-mêmes leur réseaux de personnes passionnées, expertes, curieuses, sympathiques qui ne demandent qu’à être informées si vous avez des choses intéressantes à leur raconter.

Et ces gens-là, on leur parle comme à des êtres humains avec respect, de choses qui les intéressent  et surtout pas avec un gueulophone pour « toucher plus de monde »… 

 

Et vous, ça fait  combien de temps que vous n’avez pas rencontrer un bloggeur qui parle de vos produits ?

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STUPEFLIP : pourquoi Twitter et Facebook ont ressuscité le CROU

(et pourquoi on doit se mordre les doigts aujourd’hui chez BMG)

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Depuis les premières mesures de leur premier album, je suis un gros fan de Stupeflip (aka le CROU), groupe de rock-rap- variété klash français jusqu’ici principalement connu pour leur single radiophonico-rigolo Depuis que j’fume pu d’shit

Le premier album de Stupeflip, paru en 2003 a relativement bien marché soutenu par le fameux Depuis que j’fume pu d’shit poussé à mort par BMG, filiale de Sony Music. Par contre, le deuxième album StupReligion (2005) – pourtant excellent  –  n’ayant pas rencontré les attentes de la maison de disque, celle-ci a lâché le groupe, rompu le contrat qui les liait et retiré les albums des bacs. Démotivé, le projet Stupeflip était virtuellement mort.

Mais malgré tout, le CROU avait encore des choses à dire et le projet d’un troisième album a vite refait surface, mais en auto-production cette fois-ci, on veut bien être gentil mais faut pas déconner…

Quelques jours après la sortie du troisième album, je suis convaincu que le succès d’ Hypnoflip Invasion, troisième album de Stupeflip viendra principalement du fait que le groupe a su utiliser Twitter/ Facebook / YouTube à bon escient pour engager le dialogue avec sa communauté, l’impliquer dans son projet  de préparation du troisième album et enfin, l’inviter à prêcher la bonne parole du CROU.

Au-delà des nouveaux tuyaux que le groupe a su utiliser pour amplifier l’aura du Crou et créer le buzz, c’est sans conteste le fait que Stupeflip a su conserver voire même cultiver des éléments essentiels de son identité qui vont contribuer à faire d’Hypnoflip Invasion, un succès commercial (4e meilleure vente dans les Fnac dès la première semaine).

Selon moi, BMG a donc lâché le groupe au plus mauvais moment : en 2005,  soit en pleine explosion des réseaux sociaux. En effet, les milliers de fans que le  groupe avait réussi à séduire grâce à son identité forte et à son univers disposaient désormais des outils nécessaires à jouer leur rôle d’ambassadeur du groupe et donc participer au succès de leur troisième album.

Voici d’après moi quelques facteurs du succès qui peuvent servir d’inspiration à toute démarche d’online marketing / PR.

L’activation de sa communauté :

- Pour financer l’album, le groupe a mis des packs collectors exclusifs (t-shirt, DVD, album en primeur…) en vente sur son site et a su impliquer sa communauté dans le financement  cet album.  fortement communiqué sur les réseaux sociaux.

- Lorsqu’on active une communauté (des fans, des employés, des journalistes…) et qu’on lui demande de s’impliquer, il faut assurer le suivi de cette activation et  la tenir au courant de ce qu’on a permis de réaliser ou d’atteindre grâce à leur aide. En effet, savoir que l’on a été utile est plus motivant lorsqu’on fait à nouveau appel à vous. Il n’y a qu’à voir l’utilisation que fait le groupe de sa page Facebook pour comprendre que le groupe a compris ce principe.

Des  bonnes histoires à raconter :

- Depuis le premier album, Stupeflip s’est installé dans une sorte de cosmogonie propre complètement délirante qui mélange mysticisme, radicalisme et science-fiction. Il faut s’accrocher pour comprendre (s’il y a quelque chose à comprendre) mais il faut avouer que l’espèce de mythologie où se croisent King Ju, PopHip, Cadillac, Raskar Kapac, les fameuses Clés du Mystères au Chocolat, les Argémionnes, la Région Ouest, le Monastère du Stup… ont quelque chose de vraiment fascinant et participe fortement à l’image du groupe.

- L’autre histoire sous-jacente à la sortie du troisième album, c’est celle de David qui reprend sa revanche contre Goliath. L’histoire du groupe intransigeant lâché par sa major qui arrive à faire mieux en autoproduction avec beaucoup moins de moyens offre une belle histoire à raconter aux médias et aux fans.

Une forte identité visuelle :

Stupeflip est le projet de King Ju, qui est par ailleurs graphiste.  King Ju a construit et décliné l’univers Stupeflip dans son logo, ses dessins, ses pochettes, ses clips, son site. Le tout de façon si pas cohérente (ça reste un gros bordel mais ça fait le charme du CROU) en tout cas consistante.

De l’humour (parfois au 37e degré) à la brouette :

Quelques pépites :  « Des calembours sensass, Sensationnel Richie, ça fait rire les animaux, les chenilles et les chevaux » ; « Je les aimais d’amour, mes animaux morts » ; « Je l’aime moche, les thons, qu’on pas besoin d’antivol ».

The Hypnoflip invasion sur iTunes et sur Amazon

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Cette fois, c'est Clo qui s'y colle

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Hier, avait lieu le 40e Brussels Girl Geek Dinner, un événement qui rassemble tout ce que la Belgique (surtout flamande) de jeunes  femmes geek. L’événement est organisé sous la houlette de Clo Willaerts (aka @bnox), papesse des social media en Flandres.

Alors que d’habitude, le BGGD est l’occasion pour des marques de venir présenter leurs nouveaux produits, l’édition d’hier  était consacré à la présentation « exclusive » du bouquin de Bnox, The Conversity Model, Making money with Social Media qui sortira officiellement le 16 mars. Exceptionnellement, les sacoches (lisez « les mecs ») y étaient acceptées.

En RP, si vous avez une bonne histoire à raconter et un bon “call-to-action.  Hier, Clo avait les deux et a fait une présentation qui d’après moi a fait mouche tant elle a permis d’entrer en empathie avec le projet de l’auteure.

Clo a décliné la présentation de son bouquin non pas en détaillant son contenu mais en racontant l’histoire de sa création, une sorte de making-of version storytelling (c’est dit sans méchanceté) qui comprenait tout ce qu’un bon récit doit intégrer :  un bon titre : « How to write a book in 1 week », un début-un milleu-une fin, de l’humour, des coups de théâtre, des trucs et astuces... Le tout sur le ton de la confidence et parfois même de la confession. C’est pas ce que les bonnes copines se font, des confidence ? 

Bref, une façon intelligente de parler du bouquin sur un ton avenant et léger sans se prendre la tête un vendredi soir ne suscitant qu’une seule envie : lire ce bouquin ! Clo a terminé sa présentation par un élément essentiel de toute bonne communication : un Call to Action ! Clo nous invitait non pas à acheter le bouquin (il était offert - aux girls exclusivement - à la fin de la présentation), ni même à le lire mais à le coter sur Amazon. Une bonne façon d’engager sa fanbase à contribuer à un buzz positif en le faisant d’une façon “sociale”. Je suis d’ailleurs convaincu qu’avoir la simplicité de demander un petit coup de pouce à son réseau peut grandement aider. Je pense que je ferais bien un post sur le sujet un de ces quatre !

Je vous livre deux trois « trucs » que Clo nous a filé pour écrire un bouquin:

- Une idée qui trône dans la tête depuis longtemps.

- Des encouragements de la part d’amis. Ici, Clo nous livrait les conseils de Seth Godin : premièrement, un bouquin est avant tout un objet que l’on peut donner, dont on peut parler, montrer un extrait... Très pratique lorsqu’on veut faire connaître ses idées. Deuxièmement, un bouquin est un bon format pour exprimer des idées qui ne tiennent pas dans un tweet, un post...

- Un bon carnet de note pour griffonner et tester vos idées

- Un bon outil de Mind Mapping. Clo vous recommande MindMeister (ainsi que leur service à la clientèle)

- Une fonction de recherche avancée d’Amazon qui permet d’effectuer des recherches directement dans les passages surlignés par les utilisateurs de la tablette Kindle. Un outil très pratique pour retrouver des passages de livre uniquement sur base de mots clés.

- De bons amis: pour rendre son livre plus concret et plus agréable à lire, Clo avait besoin de quelques études de cas. N'ayant pas grand chose sous la main, elle a naturellement fait appel à quelques amis ayant des cases intéressants à partager.

Au-delà de la belle histoire et des quelques tuyaux, c'est surtout une solide dose d'enthousiasme et de passion pour un domaine en pleine explosion que Clo a à nouveau réussi à communiquer à ses girls et aux quelques boys dont je fais partie. Mais perso, je suis pas encore prêt pour écrire mon bouquin...

UPDATE : Voici la présentation de ce endredi! 

 

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Posted March 5, 2011

Noël : laissez venir à vous les petits prospects!

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Loin de moi l’idée de faire le Marketing Guru à deux balles, surtout après près de deux mois de silence bloguesque…

Mais après avoir passé une demi-heure à tenter de joindre une agence de traduction disponible (la nôtre est fermée durant les fêtes), après avoir attendu des plombes que l’une daigne décrocher, la façon dont j’ai été traité par la dernière m’a fait penser que reste ouvert pendant les fêtes est pour les PME une manière intéressante de conquérir de nouveaux clients
Après avoir décroché, mon interlocutrice a très vite compris que je n’étais pas un de leurs clients habituels, elle s’en est allée d’un « veuillez patienter, je vous passe le département marketing ». Dit département qui m’a chaleureusement accueilli, tu m’étonnes, et qui va très certainement récupéré mes précieuses données de contact pour essayer de convertir au mieux ce nouveau client que l’on va soigner aux petits oignons histoire de le ferrer pour de bon.
Donc, très bonne prise en main, à voir s’il vont pouvoir capitaliser au mieux cette opportunité ?  Vont-ils nous proposer une ristourne ? Un contrat exclusif ? Je ne sais pas moi, mais j’aurai un prospect qui me tomberait tout cuit dans les mains, j’essaierais premièrement de veiller à lui offrir un service irréprochable et deuxièmement de lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser pour établir une relation plus durable !
Bon, le PR guy reprend le dessus, voici quelques mesures « de com’ » à prendre avant les périodes de vacances :

1.     Prévenez tous vos clients / partenaires que vous restez ouverts pendant les fêtes / période de vacances
2.     Modifier les signatures automatiques de mails et mentionnez que vous restez ouverts pendant les vacances
3.     Modifiez votre (ou créer des) campagne AdWords en spécifiant que serez ouverts durant les congés, les prospects confrontés à un fournisseur fermé vont à coup sûr consulter Google pour trouver un fournisseur disponible.
4.     Veillez à ce que votre site soit accueillant et mentionne directement que vous êtes ouverts et pourquoi pas proposer une promo super sexy qui incitera encore vos leads potentiels à prendre contact avec vosu
5.     Briefer vos téléphonistes pour qu’ils/elles soient trrrrrrrrrrrrès gentil/les avec les nouveaux clients potentiels
6.     Une fois la commande passée, reprenez contact quelques jours/semaines avec le prospect pour recevoir son feedback et éventuellement lui faire une proposition de collaboration en or !

Vous avez d’autres idées ! Je suis tout ouïe !

Bonne à toutes et tous !

 

 

 

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Pourquoi je vais encore travailler encore au moins 5 ans dans les RP

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Alors, évidemment je m’avance beaucoup car c’est clairement le genre de phrase qui -  proclamée haut et fort - débouche immédiatement sur une proposition en or dans un domaine totalement différemment. Tant pis, je prends le risque.

Autant être très clair d’emblée : lorsque j’étais aux études (de communication), nourri des clichés habituels, je ne portais guère les RP dans mon cœur. Engagé dans la section « Animation Socio-Culturelle et Education Permanente » (ASCEP), la section post-soixanthuitarde de l’ihecs (c’est dit sans méchanceté, c’est la vérité), je me voyais bien travailler dans la promotion de la culture et du rock en particulier. Sorti des études, je me suis engagé  dans le secteur des ONG. J’ai travaillé trois ans et demi au CIRE, une assoc’ qui défend le droit des réfugiés. J’ai ensuite eu le plaisir de bosser deux ans et demi à la rédaction de Spirou en tant que rédacteur et quelques temps aux Riches-Claires.

Après un bref passage par la case « chômage », j’ai tenté l’aventure de rejoindre une agence RP établie en Flandre, en grande partie pour vraiment apprendre le néerlandais. Je vous parle pas du clash genre « changement de monde total » : la langue, le vrai business, les exigences, les clients… Mais après plus de trois ans et demi dans l’agence, je sais maintenant que le secteur des RP me convient très bien (au moins pour les 5 ans à venir…). En voici quelques raisons.

1.    Le travail en agence RP a été – de loin – l’expérience la plus qualifiante de ma carrière.  C’est là que j’y ai appris le plus de « skills » : pratique quotidienne du néerlandais et de l’anglais ; apprendre à s’adresser aux journalistes ; établir et implémenter des plans de communication ;  conseiller mes clients ; établir, négocier et gérer des budgets ; faire de la prospection…  Et ça continue, tous les jours j’apprends… beaucoup. Notamment grâce au contact client, qui confronte et oblige à être sûr de soi lorsqu’on prétend lui – appelons un chat, un chat - vendre des conseils sur la façon de communiquer sur sa marque ou ses produits.

2.    En quelques années, j’ai pu trouver ma « voie » et ma « voix » dans ce secteur. Certes, mon métier est de soutenir la promotion de marques, de services, de produits… Mais mon boulot est surtout d’apporter de la valeur ajoutée, de la matière intéressante, du grain à moudre à des journalistes, des bloggers, des tweeters, etc… Les RP ont la sale réputation de contacter les journalistes et les médias à tort et à travers. C’est par contre  devenu pour moi un challenge jubilatoire d’avoir trouvé le journaliste, le bloggeur qui sera vraiment intéressé par mon produit à qui j’apporte la bonne info.

3.    Le travail en agence vous faire rencontrer plein de gens : clients, journalistes, clients de vos clients (lorsque vous devez par exemple rédiger des études de cas sur leur collaboration), des agences tierces (il est fréquent que nous devions prendre avec les agence pub, média ou stratégique de nos clients).

4.    Pour être un bon conseiller RP, il est essentiel de bien comprendre ses clients : produits, valeur ajoutée, enjeux actif sur le marché. Ce qui fait qu’en quelques années seulement, je touche ma bille – sans vouloir me vanter - en sécurité informatique, en gestion de risque, en poids-lourds, en Search Engine Marketing, en virtualisation de serveurs, en gestion de désastre et business recovery, en pralines belges, en eCommerce,… Le pied, pour quelqu’un qui s’intéresse à (presque) tout comme moi.

5.    J’adore la dimension « gestion de projet » du métier. Lorsqu’on gère les RP d’une entreprise, on est véritablement à la barre du projet communicationnel du client. Cela signifie que qu’on le conseille, l’oriente mais également que l’on gère toute l’implémentation de la stratégie de communication dans ses aspects les plus symboliques comme dans les aspects les plus pratiques : budgets, événements presse, réalisations d’objectifs très précis en terme de couverture presse, etc.

6.    Je suis un touche-à-tout et les RP me permettent – en dehors des tâches traditionnelles du métier  de faire aussi bien de la mise en page que de gérer des blogs, des pages Facebook, de faire du live-blogging… La semaine dernière, j’ai même interviewé et filmé un ministre pour un de mes clients… La vidéo a été diffusée devant plus sieurs

7.    Les PR ont d’après moi, un bel avenir devant elles. C’est une discipline souple, relativement bon marché pour les marques et qui peuvent produire de très bons résultats. Je remarque qu’elles sont également en train d’évoluer fortement. J’organise de plus en plus de partenariat qualitatif avec des médias : je leur fourni du contenu rédactionnel intéressant et stucturé (informations, témoignages, facts & figures…) en échange de cadeaux pour leurs lecteurs. 

Si ce boulot est si génial, pourquoi, alors, ne me projeter qu’à un horizon de 5 ans ? Principalement parce qu’on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait. D’autre part, j’avoue qu’une expérience « inhouse », c'est-à-dire travailler en entreprise, en tant que chargé de communication et de relations publiques, me tente beaucoup à termes. Le fait d’être au service du projet d’une seule entreprise m’attire beaucoup. C’est mon côté « team player », j’aime me battre pour une équipe.

Je ne sais trop pourquoi, les Flamands (étudiants en communication, entreprises et médias) semblent plus avoir la culture des RP, peut-être à cause de leur meilleur niveau en langues. Toujours est-il que peu d’étudiants en communication francophones s’orientent vers des expériences en agences RP, j’espère qu’au vu de ce que ça a pu m’apporter ce post leur donnera un éclairage différent sur ce métier.

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Celui dont on ne veut pas prononcer le nom....

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Vous aimez les histoires qui font peur ? Vous adorez sentir un frisson qui vous caresser l’échine ? Alors, approchez… Spécialement pour Halloween…  je vous ai concocté une petite anecdote qui pourrait bien faire flipper tous les responsables PR et autres communicants. Pour les autres, j’espère que ça vous fera sourire un peu ! 

Cette histoire se passe loin, très loin, dans les contrées vallonnées et brumeuses de la Région liégeoise. J’y avais convié une équipe de télévision pour réaliser un reportage « service » sur comment bien revendre les objets inutilisés sur un site de vente en ligne bien connu (vous l’aurez deviné, mon client).
Des heures et des heures de boulot, des dizaines de coups de fil pour organiser le rendez-vous, pour trouver deux personnes qui accepteraient de se prêter à l’expérience, pour trouver un expert de la vente en ligne qui viendrait lui donner des conseils, le déplacement...  Des semaines de boulot ! Mais tant pis, cela est être un reportage génial, le client allait être super content.
En plus, le tournage se passe super bien, on a même le temps de recueillir deux témoignages très positifs… Après des semaines d’impatience, le reportage va enfin être diffusé, ça y est mon heure de gloire a sonné…
Sauf qu’à l’antenne, mon client est resté « un site de vente en ligne bien connu ». Aucune mention, rien, nada, niente, peau de balle ! Même dans les interventions des différents témoins, experts… A tel point que je me suis demandé comment ils avaient pu faire un montage aussi redoutable évitant toute référence à mon client.
Bien entendu, c’est pas bien grave et personne n’est mort. Et non, les journalistes ne sont pas là pour servir la soupe aux marques, mais il aurait suffi d’une seule mention pour faire de moi, un héros auprès de mon client !  Mais voilà, la presse est libre et encore heureux… Si j’avais voulu contrôler mon message, j’aurais fait de la pub… Brrrr… Rien que d’y penser, j’en ai froid dans le dos !

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